Chantier VI · Métier de rue
Le métier de la rue, au quotidien
Le métier de la rue et de la petite forme : cachets, saisons, réseaux, formation, et la vie d’une compagnie de spectacle vivant hors des murs.
Vivre du spectacle de rue se joue d’une saison à l’autre, sur des cachets, des dossiers et des réseaux, avec une particularité qui tient tout le métier : le lieu de travail est public, ouvert, et jamais deux fois le même. Ce chantier rassemble les légendes qui regardent l’année d’une compagnie et les chemins qui mènent au métier.
Cachets, cachetons, minimum garanti
Le cachet d’un artiste du spectacle vivant public part d’un minimum conventionnel, se monte selon la durée de travail et la qualification, et s’accompagne de cotisations, de congés spectacles et de défraiement. Pour une petite forme, l’équilibre d’une année ne se joue pas sur le taux du cachet : il se joue sur le nombre de dates, la distance entre elles, et la part de temps non payé. La légende sur les cachets, saisons et réseaux reconstitue l’année mois par mois.
L’année d’une compagnie de rue
| Saison | Ce qui s’y joue |
|---|---|
| Automne | Dossiers, candidatures aux festivals, conventions de coproduction |
| Hiver | Fabrication, résidences, écriture, répétitions en intérieur |
| Printemps et été | Saison des places, festivals, communes, tournées |
Réseaux, bureaux, résidences d’écriture
Les réseaux professionnels, plates-formes de diffusion et temps forts de la filière donnent de la visibilité, pas des dates. Ils coûtent une adhésion et des déplacements, et ils servent surtout à savoir qui fait quoi. À côté, les structures d’accompagnement portent la production administrative, le poste le plus sous-estimé d’une année, et celui qui décide le plus silencieusement de la saison suivante.
Apprendre et transmettre
- Les écoles du cirque et des arts de la rue donnent le corps, le temps et la fabrication ; la place donne le reste, et il ne se certifie pas.
- La transmission se fait par continuité, dans une compagnie qui embarque pour une saison, puis sur une place, pendant un montage.
La légende sur la manière d’apprendre le métier de la rue suit ces trois chemins, de l’école au bénévolat de festival. Ce chantier conclut sur ce qui tient le métier : ni assurance ni carte professionnelle, mais une chaîne de personnes qui apprennent sur les places et transmettent de la même façon, un an en avance sur ce qu’elles vivront l’été suivant.
Sur ce chantier
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Ce qu’une tournée laisse derrière elle
Photographies de presse, affiches, programmes et relevés de dates : ce qu’une compagnie conserve après une tournée et ce qu’un lecteur extérieur peut
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La quête après le spectacle : chapeau, pièces et billets
Comment se pratique la quête dans le spectacle de rue : chapeau, pièces, billets, usages du liquide et ce que la monnaie dit du public et du moment.
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Tenir une table de jeu avec du public
Règles annoncées, limites, gestion des perdants : ce qui se décide avant d’ouvrir une table de jeu plutôt que pendant la partie.
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Autorisation de jouer sur un terrain : le dossier
Permis, calendriers, interlocuteurs et pièces à fournir pour obtenir l’autorisation de jouer sur un terrain : délais réels selon la nature du lieu.
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Revue de presse d’une tournée : vérifier avant de reprendre
Comment une compagnie de rue trie annonces locales, coupures et invitations, et ce qu’elle vérifie avant de reprendre une information dans un dossier.
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La rue comme scène : ce qu’un calendrier municipal publie vraiment
Une ville qui publie ses jours de fête dit déjà où la rue devient scène : le calendrier municipal est le premier document que le porteur de petite forme doit savoir lire.
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Le local trop chaud ou trop froid : le confort du lieu de travail
La grange en hiver et le gymnase en août ont le même ennemi : un climat qui use le corps avant le premier geste, et que la compagnie peut traiter comme une donnée technique.
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Vingt minutes sur le pavé : ce que tient vraiment un format court
Le format court se chiffre : vingt minutes de jeu dehors se décomposent en installation, numéros et blancs, et chaque minute de parole a son prix.
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Jouer le 21 juin : ce que la Fête de la Musique change à la rue
Un jour par an, la rue entière devient plateau : le 21 juin donne à la petite forme un public qu’elle n’a pas à chercher, et des contraintes qu’elle ne choisit pas.
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Cachets, saisons et réseaux : l’année d’une compagnie
Une année de rue se joue à trois moments : les dossiers d’automne, les festivals d’été, l’hiver de fabrication. Entre les trois, on vit.
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Apprendre le métier de la rue : écoles et chantiers
Aucun diplôme ne fait un régisseur de rue : il y a des écoles qui forment, des compagnies qui transmettent, et des places qui enseignent le reste.
Les chantiers voisins, Aire de jeu et En tournée, ouvrent la même méthode depuis d’autres angles, et la façon dont chaque légende est tenue est écrite sur la page à propos.