Le journal
Ce que le journal accepte, et ce qu’il refuse
Le sponsoring existe ici, encadré et étiqueté : jamais un avis, jamais une légende achetée, jamais un classement discret.
Le journal sépare deux régies qui n’ont rien à voir. La régie éditoriale décide de ce qui est publié, sans instruction extérieure. La régie commerciale, quand elle existe, vend des espaces identifiés comme tels. Les deux ne se mélangent pas : une personne qui écrit ne vend pas, et une personne qui vend ne dit pas ce qui est publié.
Ce qui peut être sponsorisé
- Un emplacement d’affichage sur une page, nettement séparé du corps de la légende, identifiable au premier regard.
- Une mention de partenaire dans une série éditoriale existante, à condition que la série ait été décidée avant le partenariat et qu’elle suive la même méthode que le reste.
Aucun contenu rédigé par un tiers n’est publié sur le journal, même étiqueté, parce qu’une page écrite par quelqu’un d’autre ne peut pas être vérifiée par la régie qui signe.
Étiquetage
Tout espace payant porte la mention « contenu sponsorisé » ou « partenaire », en toutes lettres, en tête de l’espace concerné. La mention n’est pas un lien déguisé, pas un astérisque, pas une couleur de texte choisie pour se confondre. La même règle s’applique aux dons et aux soutiens en nature : quand un soutien matériel couvre une légende, la page le dit, parce qu’un lecteur doit pouvoir savoir qui paie ce qu’il lit.
Refus
Le journal refuse, quelle que soit la somme proposée, tout ce qui touche au fond : une légende, une correction, l’ordre des entrées du journal, un lien inséré dans une prose, une omission demandée. Il refuse aussi ce qu’il ne peut pas vérifier, et toute proposition qui viendrait d’un acteur du spectacle vivant public dans le but d’être cité en exemple. La règle est courte parce qu’elle doit tenir sur une page et se lire en dix secondes : la politique éditoriale dit ce qui est publié, la page à propos dit qui en répond, et le chantier du métier de rue montre pourquoi une régie qui ne se vend pas est la seule qui puisse écrire sur les comptes d’une compagnie.